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Helping hand | Rose + Jesse

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      ☆ COUPS DE FEU : 173
        ☆ AMÉRICAIN DEPUIS : 04/01/2013

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MessageSujet: Helping hand | Rose + Jesse Jeu 23 Mai - 20:12

Helping hand
Jesse Cassidy & Rose Wilson


« Non. Va-t-en. » Je secouais la tête violemment. La forêt s'étalait tout autour de moi parfaitement en cercle. J'étais à cheval au milieu d'une clairière aux abords de Woodville, un des seuls endroits que je connaissais où il était possible de se retrouver vraiment seul, c'est à dire sans ranchers ni indiens ni habitants. C'était là que je me rendais instinctivement quand il me fallait de la balance, pour élaborer des plans, pour cacher quelque butin. C'était le cas aujourd'hui, en quelque sorte. J'avais intercepté une carriole qui apportait des vivres à un bar de Midtown, et à la menace de quelques armes avait récupéré le plus de caisses que moi et ce cheval pouvaient porter, dans le but de les revendre. C'est en forêt que je comptais les cacher, le temps de trouver des preneurs. En dehors du fait que c'était très lourd, mon esprit avait du mal à se focaliser là-dessus. J'avais croisé quelques personnes en venant, et avait braqué mon arme sur eux sans raison, une intuition me criant de les tuer, ce que je n'avais pas fait, prétextant les avoir pris pour quelqu'un d'autre. L'intuition était restée, me donnant d'improbables envies de la sorte, c'est d'ailleurs à cela que je criais de s'en aller, avant de sauter de ma monture dans un bond élégant jusqu'au sol. L'herbe était encore légèrement humide de la rosée du matin même s'il était dimanche midi passé. Ma tête me faisait affreusement mal, pas seulement physiquement parlant. Je descendis une première caisse et l'apportait jusque derrière un arbre précis. Je m'étais surpris à inventer une cachette si ingénieuse, il y avait en fait un buisson assez gros, j'avais enlevé avec un couteau toutes les branches à l'intérieur, ce qui faisait une sorte de coffre naturel. J'y déposais les caisses, une par une, tentant d'oublier ce qui hurlait dans mon esprit. Quand la dernière vint, je décidais d'ouvrir une bouteille avant de me remettre en selle pour régler quelques affaires en ville. Ces quelques gorgées de whisky ne firent qu'empirer ma crise. Je ne savais pas si je saurais me maîtriser, à vrai dire je n'en avais jamais été capable, et heureusement que je me trouvais seul car s'il y avait eu du monde. J'allais me relever avec peine pour atteindre mon cheval quand j'entendis des pas derrière, je crus au début que c'était une hallucination. Je sentais que j'étais sur le point d'exploser, c'est alors que je vis la silhouette de quelqu'un vraiment très loin dans les bois, je dégainai mon colt, tirai quelques coups en cette direction. Tue. Tue. Voilà tout ce qui m'était dicté. Ma respiration se faisait de plus en plus difficile, je remontais sur mon cheval avec une difficulté immense. Je me sentais partir au fur et à mesure des secondes, je sentais le reste qui prenait le dessus, mes pulsions, mes intuitions.

Quand je repris peu à peu mes esprits, ma monture n'était plus là, j'étais dans les quartiers résidentiels, fatigué, j'errais. Je me touchais le bras presque pour vérifier que je n'avais pas rêvé. Une peur me prit ensuite au ventre. Qu'avais-je fait ? Encore ? Je n'en pouvais plus, de me perdre de la sorte, cela m'handicapait constamment, je ne pouvais jamais rien faire. L'alcool qui coulait encore en grande quantité dans mes veines et ma soudaine rage contre moi-même ne firent pas bon ménage, et je me mis à courir dans tous les sens dans Woodville. Alors même que je ne devais surtout pas m'y faire remarquer. C'est alors que je vis quelqu'un à sa fenêtre dans la maison juste en face. Je m'arrêtais de courir. C'était Rose Wilson. Je l'avais connue par hasard il y a peu alors que je me trouvais dans la même situation. Je supposais que ce fût sa maison. Je détestais les maisons de ce quartier, elles me rappelaient la mienne, elles me donnaient la nausée. Mais je n'avais pas le choix, j'avais besoin de trouver un moyen de me calmer, j'avais besoin d'aide. C'est alors que nageant dans ma sueur, les yeux épuisés, tremblant, la tête en partie embrumée par le whisky, je frappais à sa porte.| Chameleon Circuit.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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the bird and the worm. « Out of his mind, the way pushes him whispering, must have been out of his mind. Mid-day delusions are pushing this out of his head. Maybe out of his mind, out of his mind. All alone he turns to stone while holding his breath half to death. Terrified of what's inside. To save his life, he crawls like a worm, crawls like a worm from a bird. - The used | RAIN BIRD »

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MessageSujet: Re: Helping hand | Rose + Jesse Dim 26 Mai - 19:42









Helping hand.








~ Jesse & Rose


Gratte. Gratte. Gratte. Dans la maison des Wilson, il régnait un calme presque assourdissant. Seul petit bruit faisant frémir le silence, la plume que Rose tenait entre ses mains, et qui effleurait régulièrement le papier. Assise face au petit bureau situé dans un coin du salon, la jeune femme était penchée sur un cahier qu'elle lisait avec application, faisant de temps en temps quelques ratures et corrections, ou bien quelques notes dans les marges. A sa droite, formant une pile bien nette, se trouvait une quarantaine de petits cahiers, chacun ayant pour propriétaire un des enfants de la classe de Rose. Cela ne faisait que quelques semaines que cette dernière avait emménagé à Woodville avec son grand frère et, deux jours seulement après son arrivée, elle était déjà dans une salle de classe, face à plusieurs rangées de petites têtes blondes et brunes. Étant donné que c'était la toute première fois que Rose allait éduquer des enfants, elle avait été assez nerveuse pour son premier jour mais, au bout de quelques temps, elle avait fini par se convaincre qu'elle ne s'était pas trompée et que l'enseignement était vraiment son domaine. Elle aimait beaucoup les enfants dont elle avait la charge et c'était toujours l'esprit léger qu'elle quittait sa maison le matin pour se rendre à l'école. Bien sûr, le métier d'institutrice quémandait du temps, en dehors de celui passé en classe et, à cet instant, c'était justement le cas : la jeune femme était en train de corriger des exercices d'arithmétiques et, entre le décryptage des pattes de mouches de certains élèves et les nombreuses fautes que certains faisaient par-ci par-là, cela avait occupé l'esprit de Rose pendant un bon moment.

La demoiselle passe encore de longues minutes à accomplir son travail de correction et, enfin, elle posa le point final à une petite note et put poser sa plume. Poussant un soupir de satisfaction du travail accomplie, Rose étira quelques instants ses bras et détendit son dos qui s'était raidi à cause de sa position penchée sur les cahiers. « Une bonne chose de faite ! » Se dit-elle avant de quitter sa chaise. Elle fit quelques pas dans le salon vide; son frère Thomas était en ville et ne rentrerait que dans la soirée, elle avait donc la maison pour elle. C'était dans ces moments-là, lorsqu'elle se retrouvait seule à regarder la petite maison que son frère et elle s'étaient offerts, que le ranch de leur père manquait beaucoup à Rose. A Burlington, elle passait son temps libre avec les chevaux, à les dresser, à faire des ballades et à prendre soin d'eux. En plus de son père, c'était ce qui lui manquait le plus, les chevaux. Néanmoins, sa vie à Woodville était agréable, elle n'avait donc pas beaucoup de raisons de se plaindre. Ses pas la menèrent à la fenêtre du salon. De là, elle pouvait voir une grande partie du quartier. Rose aimait bien cet endroit; le lieu était agréable et les voisins sympathiques. Rien à voir avec ceux qu'elle avait eu à Burlington... Quelques personnes circulaient dans le quartier, en chariot, à cheval ou à pieds.

Soudain, un mouvement inhabituel attira l’œil de la jeune femme. A une dizaine de mètres de là, elle aperçut un homme qui courrait dans tous les sens, sans but apparent, tel un cheval affolé à la vue d'un serpent venimeux. Même si elle connaissait déjà l'identité de cette personne, Rose regarda plus attentivement afin d'en avoir la confirmation. Effectivement, il s'agissait de Jesse Cassidy. Elle avait fait sa connaissance quelques jours auparavant et il se trouvait exactement dans le même état qu'en ce moment : semblant divaguer et le regard perdu. Cet homme était vraiment étrange, Rose l'avait remarqué à l'instant où elle avait posé les yeux sur lui. C'était une personne assez instable mais, curieusement, la jeune femme n'en était pas effrayée. Alors qu'elle suivait le fil de ses pensées, Jesse dû se sentir observé car il s'arrêta de courir et tourna la tête dans la direction de Rose. Cette dernière inclina légèrement la tête dans un signe de salut puis s'éloigna de la fenêtre. Elle ne tenait pas à ce qu'il pense qu'il était épié. La jeune femme alla s'assoir dans un fauteuil et prit entre ses mains un livre qui reposait sur la table. Mais elle n'ouvrit pas l'ouvrage, la jeune femme était pensive. Elle avait bien vu que Jesse n'avait pas l'air de se sentir bien mais devait-elle aller à sa rencontre pour lui proposer son aide ? Peut-être n'apprécierait-il pas son geste ? Se mordillant la lèvre, Rose hésitait.

Toc. Toc. Toc. Rose tressaillit en entendant les coups frappés à la porte. Elle pose son livre et bondit sur ses pieds, se doutant qui était la personne qui frappait. Elle allait jusqu'à la porte, l'ouvrit, et ne put retenir une exclamation de surprise. Devant elle, se tenait Jesse, mais dans un état inquiétant. Une pellicule de transpiration faisait brillant son visage et ses yeux creusés la fixaient. Son teint pale lui donnait un aspect cadavérique, et la jeune femme fut frappée par les tremblements qui parcourraient le corps de Jesse. Enfin, son souffle accéléré projeta son haleine vers Rose, une haleine chargée d'alcool qui fit grimacer la jeune femme. Même si cela n'arrangeait sûrement pas son état, l'alcool n'était pas la seule cause de cette apparence maladive, elle en était certaine. Certaines personnes auraient peut-être claqué la porte au nez d'un homme dans un état si misérable mais Rose n'était pas de ces gens-là.

« Mon Dieu, Monsieur Cassidy ! Entrez vite, je vous en prie ! »

La jeune femme s'écarta de l'entrée pour laisser Jesse passer. Dès qu'il fut à l'intérieur, elle referma la porte et s'approcha de lui. Rose prit un bras de Jesse qu'elle mit sur ses propres épaules et enlaça ce dernier de son bras valide afin de la soutenir car, avec sa démarche titubante et le tremblement qui le parcourait de la tête aux pieds, il semblait sur le point de s'effondrer. Elle le mena jusqu'au salon où elle le fit assoir dans un fauteuil. « Attendez un instant, je reviens. » Rose fila chercher un seau d'eau fraîche et une serviette puis revint vers Jesse. Les yeux de la jeune femme s'emplirent de compassion devant l'état du brun. Lors de leur rencontre, il se trouvait dans un état semblable mais pas à ce point. A genoux, Rose plongea la serviette dans l'eau fraîche et, après l'avoir essorée, elle la pressa contre le visage de Jesse avec douceur, nettoyant sa transpiration et rafraîchissant sa peau chaude. « Que vous est-il arrivé ? Pourquoi êtes-vous dans cet état ? » Demanda-t-elle doucement.
made by pandora.----








Dernière édition par Rose M. Wilson le Jeu 30 Mai - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Helping hand | Rose + Jesse Jeu 30 Mai - 21:12

Helping hand
Jesse Cassidy & Rose Wilson


Des coups répétés contre mon crâne, dans mon crâne. Tellement fort que je n'avais plus rien entendu autour, agissant par mécanisme et le laissant faire. Je crois que c'est ce qu'il s'était passé mais je n'en étais pas sûr, à vrai dire je ne l'étais jamais. Je perdais connaissance à un endroit, me réveillais dans un autre. Un autre homme, c'est ce que je devenais. Cette fois c'était mon cheval qui avait disparu, parfois c'était d'autres choses, parfois des gens. Jamais je n'arrivais à me rappeler ce qui s'était déroulé. Pour être honnête, je n'essayais même plus. Je laissais passer. J'attendais que cette sensation d'effroi, de paranoïa, de perte de moi-même se dissipe, dans un état incroyable, comme je l'étais aujourd'hui. Cela s'en allait toujours à un moment. Mais j'étais si faible que je voulais de l'aide, qu'encore une fois j'étais prêt à laisser tomber ma fierté pour me réfugier auprès de Mlle Wilson. Et l'alcool, le whisky qui brûlait mes veines, m'empêchait de penser clairement d'une quelconque façon, faisait doucement fondre mon cerveau, et avait quelque part aidé cette autre part de moi à reprendre le dessus. Dans ces conditions misérables, j'avais frappé à la porte de la maison Wilson. Elle écarquilla ses yeux doux si grands qu'ils faillirent exploser puis elle me permit d'entrer d'une voix vive qui résonna dans mes oreilles saturées. Je tentai de faire un signe de tête mais je n'y arrivais pas alors je me contentais d'entrer d'un pas traînant. J'avais la tête baissée et ne faisais que suivre du regard les ondulations de la robe de Rose. Je voulus la repousser violemment quand elle m'aida à marcher, mais je ne pus, étant donné le soulagement que cela fit à mes muscles. J'étais bien trop faible pour lutter contre son aide. Elle m'aida à m'asseoir. J'avais franchement l'impression d'être un des gamins dont elle s'occupait toute la journée, je détestais qu'on me soutienne ou qu'on prenne soin de moi, j'avais été ridicule de venir. Mes articulations me faisaient mal, j'avais une nausée qui me causait des tremblements, et des égratignures partout qui, toutes additionnées, faisaient plutôt mal. J'avais connu pire, mais cela restait tout de même une très mauvaise crise. Même tranquillement dans un fauteuil et dans le décor probablement chaleureux de sa maison, je n'arrivais pas à me détendre. Mon cœur battait toujours à cent à l'heure dans ma poitrine et ma respiration haletante n'arrangeait rien.

Le linge qu'elle me passa sur le visage était frais et me calma quelque peu pendant une fraction de seconde. Un grand frisson traversa mon dos. Puis je la fixais tandis que d'un air concentré et étrangement aimant elle s'appliquait à nettoyer mon visage. Je ne sus quoi dire quand elle me questionna sur ce qu'il s'était passé, étant donné que je ne le savais pas moi-même. J'étais également encore presque incapable de parler, seul un mince filet de paroles presque murmurées sortirent de ma bouche. « Je... cacher des caisses... clairière... mon cheval... je... pff. » J'abandonnais une seconde, plongeait mon regard dans le sien pour tenter de reprendre le fil de mes paroles. Je montrais mes coupures du doigt. « Ce sont les arbres. Je... j'ai couru... dans la forêt. » Mon rythme cardiaque commençant à se calmer, l'alcool me tournait de plus en plus la tête à vrai dire. « Pardonnez-moi de... Je vous ai vu et... » Mes phrases étaient difficiles à terminer, je manquais encore de souffle, d'énergie. Je finissais par repousser sa main qui tenait l'eau sur mon visage, mais sans grande conviction, en soupirant, et tentait de me lever pour m'en aller. Je ne pouvais décemment pas l'importuner, je ne voulais pas, et puis elle était si gentille avec moi sans avoir un centième d'idée de qui j'étais. Que ferait-elle si elle savait qu'elle accueillait chez elle un tueur et bandit sans morale ? Si elle savait comment j'avais l'habitude de traiter les femmes ? Elle le ravalerait son petit courage. Et puis qu'est-ce-que je fous dans cette maison ? Elle pue Woodville. Ne pouvant réunir assez de forces physique et morale pour me lever et prendre la porte, je me contentais de prendre un air renfrogné. « Je ne peux pas être ici. » | Chameleon Circuit.



hrp: au fait, je voulais pas t'envoyer un mp pour ça, mais dans ton post précédent, tu as appelé Jesse "Donovan" ce qui est impossible pour l'instant comme tu ne connais pas son identité. Mais ce n'est qu'un minuscule détail x)

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